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Micmacs à tire-larigot

Bazil, il n’a jamais eu de chances avec les armes. Son père a été tué par une mine anti-personnel et lui, il s’est pris une balle perdue dans la tête. Le chirurgien « préfère » ne pas opérer, pour éviter des lésions cérébrales irréversibles. Dès lors, il va se retrouver sans travail, sans logement, à la rue. Mais un beau jour, il va entrer dans la famille de tire-larigot. Grâce à leur aide, il va réussir à monter deux grands industriels de l’armement l’un contre l’autre, pour venger son père et lui.

Dans la même lignée que Delicatessen, Amélie Poulain et Un long Dimanche de fiançailles, Jeunet nous livre son dernier bijou de cinéma. Il nous transporte dans cette histoire sans nous faire sentir passer le temps, chaque élément représente quelque chose, chaque élément a toute son importance dans le film. Beaucoup plus accessible que Delicatessen et plus poussé qu’Amélie Poulain, ce film est parfaitement réalisé. Les personnages sont tous très forts à l’écran, on est marqué par chacun. Je poserais une mention spéciale pour Michel Cremades qui joue Petit-Pierre : intense et émouvant.

J’aime beaucoup le style de Jean-Pierre Jeunet. Une sorte de réalité, qui tend plus ou moins vers le presque-fantastique. Un équilibre parfait pour un style unique. Il est perfectionniste, et on le sent à l’écran : il y a des images très belles, les personnages sont soignés, l’histoire est bien filée, les mécanismes internes du film sont bien huilés. On a toujours ce goût infantile dans le film, avec les automates par exemple, ou encore les multiples plans élaborés par l’équipe, comme une bande d’enfants qui élaborent une invasion dans le jardin.

J’ai rêvé pendant le film et toute la soirée durant j’ai encore rêvé. C’est pour cela que j’aime le cinéma, pour cette faculté de faire rêvé celui qui regarde le film. Le sortir de sa routine et lui faire vivre une aventure non sur des terres lointaines, dans l’espace, dans un monde parallèle, mais à côté de chez lui, au coin de sa rue. Micmacs à tire-larigot ne fait que confirmer mon admiration pour le réalisateur qu’est Jeunet.

Un bijou du cinéma français d’une grande rareté ; à ne rater sous aucun prétexte !

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One Comment

  1. Merci pour cette mention spéciale qui me touche beaucoup. Je vais faire lire vos propos à « Petit Pierre » qui, malgré ses traits autistiques dans le film, saura apprécier!
    Michel Crémadès.


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