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Truman Burbank mène une vie calme et heureuse. Il habite dans un petit pavillon propret de la radieuse station balnéaire de Seahaven. Il part tous les matins à son bureau d’agent d’assurances dont il ressort huit heures plus tard pour regagner son foyer, savourer le confort de son habitat modèle, la bonne humeur inaltérable et le sourire mécanique de sa femme, Meryl. Mais parfois, Truman étouffe sous tant de bonheur et la nuit l’angoisse le submerge. Il se sent de plus en plus étranger, comme si son entourage jouait un rôle. Pis encore, il se sent observé. -Allociné-

C’est la deuxième fois que je regarde ce film, donc ma vision est légèrement différente étant donné la finalité du film. De toute façon je n’ai pas vraiment l’impression que le réalisateur ait voulu baser le film sur une surprise ; en regardant le titre et l’affiche, on comprend tout. On sent plutôt un fond du « contrôle total de l’être impossible », car un jour il trouvera la faille et se retournera contre le système. Cette vie est parfaite ; les gens vous disent bonjour, il fait beau, les couleurs sont belles, tout est beau, très beau, trop beau. Une maison de poupée à l’échelle humaine : les couleurs, le grain de l’image, l’ambiance générale. Même les personnages : la femme qui parle d’équipements ménagers et d’enfants, le meilleur ami qui a toujours un pack de bières et qui répond de la façon la plus neutre. Truman est plongé dans cette communauté, et tout est fait pour qu’il s’y sente bien. Mais le contrôle ne peut pas être éternel, l’humain a toujours au fond de lui de quoi se rendre compte, même si cela prend du temps. Une réflexion profonde qui pourra faire tilter les gens qui ont lu 1984. Car après tout, le réalisateur impose une vie à Truman, et c’est là qu’on fait le lien avec ce roman.

On trouve également l’aspect de la vie utopique, qui fait rêver les millions de gens plongés dans un quotidien ennuyeux, barbant. Les deux gardiens d’un parking, les deux veuves, les deux serveuses, l’homme dans son bain. Regarder une émission de télé-réalité qui filme à son insu une homme dans une vraie fausse vie parfaite, c’est ce qui fait rêver ces personnes. Passionnés, accros, on utilise ce que l’on veut. Mais personnellement, j’ai trouvé cela triste et pathétique. Loft Story, Star Academy, et autres machines à frics télévisuels me donnent la nausée. Et dans The Truman Show, le réalisateur utilise avec un talent incroyable cette toile de fond. Des tonnes de caméras, des comédiens prêts à tout. Ce film est un des films qui m’a fait le plus travailler ma matière grise ; non pour comprendre l’histoire, mais poursuivre les ouvertures que propose The Truman Show.

Bien sûr, un des gros piliers est également Jim Carrey, qui joue ici un de ses rôles les plus profonds. Mêlant crainte et humour, à jouer au clown devant les caméras, il est tout simplement bluffant. Il m’avait également scotché dans Le Nombre 23, un de mon top des films. C’est un très grand acteur que j’admire par sa créativité et son charisme devant la caméra.

Une comédie dramatique à l’histoire originale et stupéfiante, c’est un film à ne pas manquer.

  • Personnage préféré : Truman Burbank
  • Scène préférée : l’escapade en voiture pour tenter de fuir l’île.
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One Trackback/Pingback

  1. […] de réaliser Lord of War et de signer le scénario de The Truman Show, Andrew Niccol a réalisé Bienvenue à Gattaca. Tournant autour d’une société qui […]

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