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Vicky et Cristina sont d’excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l’amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d’instincts, dénuée d’inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles.
Un soir, dans une galerie d’art, Cristina « flashe » pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu’ils ont failli s’entre-tuer.
Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s’envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l’amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l’aventure… -Allociné-

Un début assez long à mettre en place, j’ai dut bien m’accrocher pour tenir. Mais par la suite, l’histoire, les personnages s’entremêlent et nous entrainent dans quelque chose que l’on a pas vraiment envie de quitter. Woody Allen, réalisateur hors du commun selon moi, a su créer en nous une irritation dans la façon de voir l’amour, de le vivre. Ce n’est pas un film qui se concentre seulement sur les parties à trois de gros nymphomanes, ça va bien au-délà. Le parallélisme avec le mari de Vicky est parfait pour mettre en relief ce regard alternatif sur l’amour.

Pour les acteurs, j’en dédit un paragraphe entier, tant le quatuor est si perçant à l’écran. Chacun amène un bout de quelque chose qui rend au film son aspect unique. Honneur aux dames, avec Cristina qui est incarnée Scarlett Johannson qui est pour moi une actrice juste extraordinaire, autant pour sa beauté que pour son jeu. Vicky, c’est Rebecca Hall qui s’en charge, elle réussi avec brio ce personnage qui se rend compte de l’ennui profond de sa vie New-Yorkaise. A noter que ces deux femmes s’étaient déjà croisées sur le tournage du film Le Prestige.

Ensuite vient la sulfureuse et endiablée Mari Elena. Bien que je ne sois pas particulièrement fan de Penélope Cruz, je dois bien avouer qu’elle est extraordinaire à l’écran. Je trouve que son personnage est d’ailleurs la clé de tout le film. Je vous laisse en juger si vous l’avez/quand vous l’aurez vu. Pour finir, Juan est interprété par Javier Bardem, acteur que je respecte depuis No Country For Old Men, où il jouait le meilleur méchant que je n’ai jamais vu dans un film. Y repenser me donne des frissons. Ici, il joue parfaitement bien l’artiste, fier de porter sa pancarte « je vois l’amour comme je le veux » mais aussi complètement perdu quand tout part en sucette.

Le film se finit sur un plan magnifique des deux copines , l’air agar, dans l’aéroport, se remémorant les souvenirs de cet été en Espagne.  On pourrait y voir une phrase de conclusion du style : « Ce n’est peut-être pas un modèle à suivre, mais un sujet à réfléchir ».

Du Woody Allen pur, agrémenté d’une histoire d’amour par comme les autres et coiffé d’un quatuor d’acteur saisissants. A voir.$

  • Personnage préféré : Cristina, pour Scarlett et parce qu’elle est réalisatrice
  • Scène préférée : le dernier plan, pour tout ce qu’il veut dire
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