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Tag Archives: Drame

les_miserables_2012

Un an et six mois que je ne suis pas venu ici. Au fil du temps la motivation pour écrire des articles sur des films, des coups de gueule, des coups de coeur, s’est estompée. Ces derniers temps l’idée de réécrire ici a commencé à refaire surface. En effet les dernières sorties ciné ont pour la plupart été bouleversantes ; du dernier chef d’oeuvre de Monsieur Tarantino Django à la bombe Zero Dark Thrity, en passant par le premier James Bond de Sam Mendes Skyfall, la clôture de trilogie Dark Knight Rises ou encore l’étonnant Ted. Et c’est jeudi dernier, le 14 février, perpétuel jour des amoureux que ma passion, mon amour pour le cinéma est réapparu.

Le coupable ? Non pas un film parfait mais à ma grande surprise, un film qui m’a frustré. Et c’est ça qui est le plus fort dans cette histoire. Il est 22h, je me rend au Gaumont Place Wilson, à Toulouse. Toujours un plaisir d’aller au cinéma dans la ville rose, quand on sait qu’en qualité d’étudiant, la place est en-dessous des 5 euros. Je m’installe confortablement dans une salle relativement vide accompagné d’une charmante compagnie. Après une série interminable de bande-annonces, le film démarre, les premiers chants retentissent, il est 22h15. Ces chants s’arrêteront deux heures et trente minutes plus tard, je sors du cinéma à 00:45. Aucun entracte, aucune pause.

Que s’est-il passé pendant plus de deux heures ? Comme je l’ai dit, ils ont chanté. Ils ont chanté pour exprimer leur peine, leur haine, leurs croyances. Mais ils ont aussi chantonné pour parler de la pluie et du beau temps, pour dire leur nom, pour combler les vides entre deux instants magiques de chants. Il est vrai que ce film est assez atypique dans le sens où sa réalisation colle à la peau de la comédie musicale éponyme, cependant on ne peut pas faire tout comme une comédie musicale et se contenter de le filmer, en rajoutant des décors et des effets spéciaux.

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Le chant des prisonniers lors de l’épilogue est frissonnant. Mais voilà que, sorti de nulle part, Russell Crowe surgit et se met à chanter. Blocage immédiat. GladiatorUn homme d’exception, American Gangser ; cet acteur m’a toujours fait rêver dans de grands films, avec des personnages poignants. Ici, malgré le respect qu’il impose dans ses costumes d’époque,  j’aurais préféré qu’il se contente de parler. Sa voix est si roque, si poignante, mais pour l’occasion il nous sort une voix chantée à la limite du surnaturel. C’est bien dommage car je pense qu’il est né pour ce rôle de Javert.

A cette performance vocale douteuse, rajoutez une infinité de passages lyriques de trente secondes pour que deux personnages se disent typiquement « Quelles sont les nouvelles ce matin », « Comment allez-vous mon père », « Comment t’appelles-tu petite putain ? ». Une fois que le film atteint un bon 2h30 vous pouvez arrêter et livrer les copies dans les salles obscures. Ces moments de déception sont forts dommages car ils viennent entraver des scènes magnifiques, où la musique est belle, les paroles résonnent dans votre tête, votre coeur bat au rythme des acteurs. Alors qu’une scène interminable de chant ennuyeux endort la salle, la suivante nous éveille en découvrant le jeune Gavroche qui chante dans les rues parisiennes, accompagnée d’une foule qui créé un choeur renversant.

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Le solo de la délicieuse Anne Hathaway qui apparaît dans les bandes-annonce nous trempe les yeux, les magnifiques « Do you hear the people sing » et « Red and Black » chantées par les révolutionnaires est poignante, lorsque Gavroche, criblé de plombs, ne peut terminer sa fameuse chanson, notre gorge est nouée comme rarement devant un film. Et bien sûr les images de la jeunesse rebelle, portant fièrement leur cocarde, criant « Vive la France », sont magnifiques. Tout au long du film on suit un Hugh Jackman au sommet de son art, pour le coup beaucoup plus plaisant à entendre chanter que Russell Crowe. Je finirai par saluer la performance du couple Sacha Baron Cohen / Helena Bonham Carter, parfaitement détestables autant l’un que l’autre.

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Voilà donc le bilan que je tire de ce film ; il contient des images, des scènes tellement belles, tellement bouleversantes  que je me demande comment j’ai pu sortir de la salle avec ce sentiment d’énervement, de frustration, de dégoût envers ce film. Mon avis ne cesse d’osciller entre ces deux avis, d’un côté une réalisation splendide d’un classique de la littérature française, de l’autre un sentiment d’avoir un film incomplet, mal équilibré, et surtout beaucoup trop long. Je pense que je ne pourrais jamais choisir l’un ou l’autre, je me contenterais de conclure par un avis partagé.

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En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles de la mafia. Don Vito Corleone, « parrain » de cette famille, marie sa fille à un bookmaker. Sollozzo,  » parrain  » de la famille Tattaglia, propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable.
Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe. Michael, le frère cadet de Sonny, recherche alors les commanditaires de l’attentat et tue Sollozzo et le chef de la police, en représailles.
Michael part alors en Sicile, où il épouse Apollonia, mais celle-ci est assassinée à sa place. De retour à New York, Michael épouse Kay Adams et se prépare à devenir le successeur de son père…

Cette saga est culte et je me devais de l’ajouter à mon blog. Le premier volet ne m’a pas déçu, loin de là, l’ambiance tendue est parfaite, les personnages sont très bons notamment Marlon Brando et Al Pacino qui chacun nous livre un personnage très marquant. L’image est très belle et nous immerge dans ce sombre monde de la mafia sicilienne à New York. Malgré ses presque 40 ans derrière lui, Le Parrain est un film d’une qualité rare avec une histoire prenante et des scènes d’une émotion intense. Coup de chapeau mérité pour ce classique du cinéma.

Les grands classiques portent bien leur nom, ils sont grands. A voir absolument si ce n’est pas fait.

  • Personnage préféré : Michael Corleone, pour Al Pacino
  • Scène préférée : les règlements de compte de la famille Corleone, les scènes parallèles de meutres

En 1945, les armées américaine et japonaise s’affrontèrent sur l’île d’Iwo Jima. Quelques décennies plus tard, des centaines de lettres furent extraites de cette terre aride, permettant enfin de donner un nom, un visage, une voix à ces hommes ainsi qu’à leur extraordinaire commandant.
Les soldats japonais qu’on envoyait à Iwo Jima savaient que leurs chances de survie étaient quasi nulles. Animé d’une volonté implacable, leur chef, le général Kuribayashi, exploita ingénieusement la nature du terrain, transformant ainsi la défaite éclair annoncée en 40 jours d’héroïques combats.
De nombreux soldats américains et japonais ont perduila vie à Iwo Jima. Leur sang s’est depuis longtemps perdu dans les profondeurs du sable noir, mais leurs sacrifices, leur courage et leur compassion ont survécu dans ces Lettres.

Deuxième oeuvre du diptyque formé avec Mémoires de nos pères, Clint Eastwood remet le couvert en passant cette-fois ci du côté Japonnais. Comment se sont-ils préparés à l’assaut des américains ? Pourquoi leur défaite ? Pourquoi leurs suicides ? Toutes les réponses posées par le premier film voient leurs réponses ici. Beau, mais j’ai été moins touché. Cependant, vers la fin, le film m’accrochait de plus en plus. Ce que l’on voit dans les yeux du jeune Saigo, alors qu’il voit soit pays perdre cette bataille, est prenant.

Je n’ai pas trouvé officiellement le mot « diptyque » pour ces deux films, mais étant donné le nombre de scènes et clins d’oeil communs, je pense que c’est une bonne dénomination.

La bataille d’Iwo Jima vu du côté japonnais ; triste, dramatique, touchant.

  • Personnage préféré : Saigo
  • Scène préférée : Le suicide collectif, pour l’intensité de la scène

Au cinquième jour de la sanglante bataille d’Iwo Jima, cinq Marines et un infirmier de la Navy hissent ensemble le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi, tout juste repris aux Japonais. L’image de ces hommes unis face à l’adversité devient légendaire en l’espace de quelques jours. Elle captive le peuple américain, las d’une guerre interminable, et lui donne des motifs d’espérer.
Pour mettre à profit cet engouement, les trois « porte-drapeaux » sont livrés à l’admiration des foules. Leur nouvelle mission : servir leur pays en vendant les précieux Bons qui financent l’effort de guerre.
Le laconique John « Doc » Bradley, le timide Amérindien Ira Hayes et le fringant Rene Gagnon se prêtent au jeu avec un dévouement exemplaire. Ils sillonnent sans relâche le pays, serrent des milliers de mains et prononcent des allocutions. Mais, en leur for intérieur, une autre bataille se livre…

Il existe des kilomètres de films qui parlent de la Seconde Guerre Mondiale. Comique, drame, action, animation ; elle est passée par tous les domaines, et pas qu’une fois. Beaucoup se ressemblent, utilisant la mort des soldats pour émouvoir le public et les explosions pour en mettre plein les yeux. Dans Mémoires de nos pères, Clint Eastwood est allé bien plus loin ; il creuse dans le fond des pensées des soldats. Notamment les 3 gaillards qui rentrent au pays pour faire des collectes d’argent, que l’on traite de héros, mais qui eux se rappellent de leurs alliées morts au combat.

C’est un film que j’ai trouvé très beau et très puissant. Il prend au fond des tripes, il montre des choses touchantes, il nous fait ressentir des choses uniques. J’ai comme film fétiche d’Eastwood Gran Torino, mais Mémoires de nos pères n’est pas loin.

Original dans ce qu’il touche, c’est un excellent film sur la Seconde Guerre Mondiale.

  • Personnage préféré : Ira, pour les Indiens
  • Scène préférée : Les blessés sur la plage

À la fin des années 50, une révolution agite l’univers du music-hall : le succès phénoménal du rock, dont les jeunes vedettes attirent les foules, tandis que les numéros traditionnels – acrobates, jongleurs, ventriloques – sont jugés démodés. Notre héros, l’illusionniste, ne peut que constater qu’il appartient désormais à une catégorie d’artistes en voie de disparition. Les propositions de contrats se faisant de plus en plus rares, il est contraint de quitter les grandes salles parisiennes et part avec ses colombes et son lapin tenter sa chance à Londres. Mais la situation est la même au Royaume-Uni : il se résigne alors à se produire dans des petits théâtres, des garden-parties, des cafés, puis dans le pub d’un village de la côte ouest de l’Écosse, où il rencontre Alice, une jeune fille innocente qui va changer sa vie à jamais.

A ne pas confondre avec le film de Neil Burger (article), on a ici un film d’animation qui séduit sous tous les angles. Poétique, touchant, triste, sublime ; après Les Triplettes de Belleville, Sylvain Chomet remet le couvert avec la sombre vie d’un prestidigitateur dépassé par les récents groupes de rock et résigné à jouer dans de toutes petites salles, où les spectateurs, tout comme les applaudissements, se font rares. Sans un brin de paroles, on rit, on pleure, on a le coeur retourné par ce personnage plus que touchant. Sa rencontre avec la petite fille va donner toute la beauté du film.

On pourrait dire tellement de choses sur ce film, chaque petite scène cache plein de secrets, mais mes pensées sont tellement bousculées par l’émotion de ce film que je n’arrive pas à les organiser. Une chose est sure ; on ne peut pas en sortir insensible. Chaque scène est une petite aventure, une petite histoire, une étape dans la dure vie de ce touchant magicien. La seule vraie phrase du film, apparait vers la fin, sur un bout de papier, et ouvre les vannes des réservoirs à larmes déjà bien remplis.

L’illusionniste désillusionné, telle est la phrase qui résume ce chef-d’oeuvre d’animation. A voir absolument.

  • Personnage préféré : L’illusionniste, pour sa dégaine
  • Scène préférée : La petite fille lit le mot laissé par l’illusionniste, pour la beauté de la scène

Robert Neville était un savant de haut niveau et de réputation mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d’origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd’hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre… Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d’autres survivants. Nul n’a encore répondu. Mais Neville n’est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne – on les appelle les « Infectés » – rôdent dans les ténèbres… observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l’ultime espoir de l’humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang. Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin…

2 ans après Constantine, Francis Lawrence nous livre un nouveau film mettant en scène un personnage seul face à l’ennemi. Cependant, Je suis une légende dépasse de loin son premier film. Le personnage de Will Smith, Robert Neville, est très attachant et nous reste en mémoire. Mais sa brave chienne Samantha est toute aussi importante dans l’histoire, car c’est le seul compagnon de Robert.

Entre quelques plans magnifiques et des scènes intenses, on est obligé de passer par cette satanée case « cliché apocalyptique », impression de déjà-vu, effets de surprise ratés… Le plus flagrant, je trouve, ce sont les infectés qui sont étrangement réalisé. Le son qu’ils émettent est plus puissant qu’un klaxon de camion, bonjour les limites de l’imagination… Hormis cette normalisation « stéréotypesque », je reste tout de même sur un avis favorable du film. Ah et une dernière chose : la fin est tragique mais on  met une petite dose de happy end, ce que je trouve personnellement dommage. Certes, le message au fond religieux du style « nous sommes Adam et Eve grâce à ce remède » donne le sourire et fait plaisir, mais une fin qui ne donne aucun espoir aurait été très intense, je pense.

Un nouveau né dans la famille « Le monde est mort d’un virus », qui se différencie sur certains points de ses semblables mais reste cependant assez… semblable.

  • Personnage préféré : Sam, la chienne, pour ce qu’elle apporte à Robert
  • Scène préférée : la recherche de Sam dans l’immeuble

Bart a élevé Danny comme un chien, dressé pour tuer. A 30 ans, il ne connaît de la vie que son maître, la pièce dans laquelle il est resté reclus et les combats sanguinaires pour lesquels il est entraîné. Après un règlement de compte, Danny se retrouve seul, perdu. Sam, doux, humain, artiste, et sa belle fille mélomane le recueillent. A force d’amour, de patience et de gentillesse, Sam et Victoria vont défaire le long apprentissage de la violence qu’il a connue. -Allociné-

Danny The Dog n’est pas un film de plus à ranger dans l’interminable collection des films de combat de Jet Li. Ici, après un début violent et fort en adrénaline, il joue un homme perdu qui n’a eu comme éducation le combat. Avec Morgan Freeman ils forment un couple attachant et très original. Cependant, l’aveugle qui accorde des pianos, c’est assez cliché, mais bon. Ce mélange violence/douceur est à mon goût un peu trop contrasté, trop brutal mais Louis Leterrier a tout de même réussi son coup.

Mariage réussi pour deux univers assez éloigné : le film violent et le film émouvant.

  • Personnage préféré : Danny
  • Scène préférée : la découverte du piano
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