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Tag Archives: Russell Crowe

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Un an et six mois que je ne suis pas venu ici. Au fil du temps la motivation pour écrire des articles sur des films, des coups de gueule, des coups de coeur, s’est estompée. Ces derniers temps l’idée de réécrire ici a commencé à refaire surface. En effet les dernières sorties ciné ont pour la plupart été bouleversantes ; du dernier chef d’oeuvre de Monsieur Tarantino Django à la bombe Zero Dark Thrity, en passant par le premier James Bond de Sam Mendes Skyfall, la clôture de trilogie Dark Knight Rises ou encore l’étonnant Ted. Et c’est jeudi dernier, le 14 février, perpétuel jour des amoureux que ma passion, mon amour pour le cinéma est réapparu.

Le coupable ? Non pas un film parfait mais à ma grande surprise, un film qui m’a frustré. Et c’est ça qui est le plus fort dans cette histoire. Il est 22h, je me rend au Gaumont Place Wilson, à Toulouse. Toujours un plaisir d’aller au cinéma dans la ville rose, quand on sait qu’en qualité d’étudiant, la place est en-dessous des 5 euros. Je m’installe confortablement dans une salle relativement vide accompagné d’une charmante compagnie. Après une série interminable de bande-annonces, le film démarre, les premiers chants retentissent, il est 22h15. Ces chants s’arrêteront deux heures et trente minutes plus tard, je sors du cinéma à 00:45. Aucun entracte, aucune pause.

Que s’est-il passé pendant plus de deux heures ? Comme je l’ai dit, ils ont chanté. Ils ont chanté pour exprimer leur peine, leur haine, leurs croyances. Mais ils ont aussi chantonné pour parler de la pluie et du beau temps, pour dire leur nom, pour combler les vides entre deux instants magiques de chants. Il est vrai que ce film est assez atypique dans le sens où sa réalisation colle à la peau de la comédie musicale éponyme, cependant on ne peut pas faire tout comme une comédie musicale et se contenter de le filmer, en rajoutant des décors et des effets spéciaux.

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Le chant des prisonniers lors de l’épilogue est frissonnant. Mais voilà que, sorti de nulle part, Russell Crowe surgit et se met à chanter. Blocage immédiat. GladiatorUn homme d’exception, American Gangser ; cet acteur m’a toujours fait rêver dans de grands films, avec des personnages poignants. Ici, malgré le respect qu’il impose dans ses costumes d’époque,  j’aurais préféré qu’il se contente de parler. Sa voix est si roque, si poignante, mais pour l’occasion il nous sort une voix chantée à la limite du surnaturel. C’est bien dommage car je pense qu’il est né pour ce rôle de Javert.

A cette performance vocale douteuse, rajoutez une infinité de passages lyriques de trente secondes pour que deux personnages se disent typiquement « Quelles sont les nouvelles ce matin », « Comment allez-vous mon père », « Comment t’appelles-tu petite putain ? ». Une fois que le film atteint un bon 2h30 vous pouvez arrêter et livrer les copies dans les salles obscures. Ces moments de déception sont forts dommages car ils viennent entraver des scènes magnifiques, où la musique est belle, les paroles résonnent dans votre tête, votre coeur bat au rythme des acteurs. Alors qu’une scène interminable de chant ennuyeux endort la salle, la suivante nous éveille en découvrant le jeune Gavroche qui chante dans les rues parisiennes, accompagnée d’une foule qui créé un choeur renversant.

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Le solo de la délicieuse Anne Hathaway qui apparaît dans les bandes-annonce nous trempe les yeux, les magnifiques « Do you hear the people sing » et « Red and Black » chantées par les révolutionnaires est poignante, lorsque Gavroche, criblé de plombs, ne peut terminer sa fameuse chanson, notre gorge est nouée comme rarement devant un film. Et bien sûr les images de la jeunesse rebelle, portant fièrement leur cocarde, criant « Vive la France », sont magnifiques. Tout au long du film on suit un Hugh Jackman au sommet de son art, pour le coup beaucoup plus plaisant à entendre chanter que Russell Crowe. Je finirai par saluer la performance du couple Sacha Baron Cohen / Helena Bonham Carter, parfaitement détestables autant l’un que l’autre.

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Voilà donc le bilan que je tire de ce film ; il contient des images, des scènes tellement belles, tellement bouleversantes  que je me demande comment j’ai pu sortir de la salle avec ce sentiment d’énervement, de frustration, de dégoût envers ce film. Mon avis ne cesse d’osciller entre ces deux avis, d’un côté une réalisation splendide d’un classique de la littérature française, de l’autre un sentiment d’avoir un film incomplet, mal équilibré, et surtout beaucoup trop long. Je pense que je ne pourrais jamais choisir l’un ou l’autre, je me contenterais de conclure par un avis partagé.

À l’aube du treizième siècle, Robin Longstride, humble archer au service de la Couronne d’Angleterre, assiste, en Normandie, à la mort de son monarque, Richard Coeur de Lion, tout juste rentré de la Troisième Croisade et venu défendre son royaume contre les Français.
De retour en Angleterre et alors que le prince Jean, frère cadet de Richard et aussi inepte à gouverner qu’obnubilé par son enrichissement personnel, prend possession du trône, Robin se rend à Nottingham où il découvre l’étendue de la corruption qui ronge son pays. Il se heurte au despotique shérif du comté, mais trouve une alliée et une amante en la personne de la belle et impétueuse Lady Marianne, qui avait quelques raisons de douter des motifs et de l’identité de ce croisé venu des bois.
Robin entre en résistance et rallie à sa cause une petite bande de maraudeurs dont les prouesses de combat n’ont d’égal que le goût pour les plaisirs de la vie. Ensemble, ils vont s’efforcer de soulager un peuple opprimé et pressuré sans merci, de ramener la justice en Angleterre et de restaurer la gloire d’un royaume menacé par la guerre civile. Brigand pour les uns, héros pour les autres, la légende de « Robin des bois » est née. -Allociné-

Russel Crowe et Ridley Scott, c’est pour moi une valeur sûr du cinéma. Découvert grâce à Gladiator il y a quelques années, je suis ensuite resté fidèle avec Mensonges d’Etat, bien qu’il ne soit pas à la hauteur des autres, et American Gangster, un autre gros morceau. A eux deux ils créent un parfait mélange entre l’habileté cinématographique de Ridley et le charisme inépuisable de Russel.

Ils nous prouvent un nouvel fois qu’ils sont tout simplement des piliers du cinéma actuel grâce à Robin des Bois. Côté rythme, j’ai eu un peu de mal à me lancer au début (il faut dire que l’ennui provoqué par la montée des marches de Cannes a un peu affecté mon attention). Mais petit à petit lorsque Robin s’emballe et se retourne contre le roi, j’ai commencé à accrocher. L’historie bouge beaucoup, elle est très étoffée, il n’y a pas de creux et très peu d’imperfections. Une chose que j’ai trouvé assez bien c’est que l’histoire n’est pas essentiellement centrée sur Robin.

La qualité photographique m’a énormément rappelé le début de Gladiator, lors de la bataille dans les bois. La boue, la brume, le côté magique de la forêt. Certains plans sur les vallées sont à couper le souffle. Tout au long du film nos yeux sont baignés dans une harmonie visuelle qui est digne de son réalisateur. Dans les grandeurs, il y a aussi cette bataille finale sur la plage qui m’a monté le battement de coeur à 350 pendant toute la scène. La puissance dégagée par la pluie de flèche et par la lignée de cavalier est incroyable. Ça sentait le Scott à plein nez.

Côté acteurs, Russel Crowe est toujours aussi imposant à l’écran. Cependant son personnage est modeste et joueur, ce qui lui retire cette façade habituelle « je suis discret, je parle peu mais je défonce tout le monde ». Je l’ai trouvé attachant et très fin, de plus j’aime beaucoup la base du personnage : un hors-la-loi qui tire à l’arc comme un dieu. A ses côtés Kate Blanchett (L’Etrange Histoire de Benjamin Button) assure avec brio son second rôle avec un personnage très rustique. Mention spéciale à Petit Jean, qui vend du rêve dans les batailles. Mark Strong qui joue le méchant Goedfroy, joue très bien le méchant.

Je finirais par remercier Marc Streitenfeld pour ses musiques du film, qui sont juste magiques. A noter qu’il a également composé les musiques des films où l’on retrouve le couple Ridley/Russel, excepté Gladiator.

Un classique revisité avec maestria par un grand du cinéma. A voir absolument (sinon je vous plante une flèche dans la gorge, cf le film).

« Rise and rise again until lambs become lions.« 

  • Personnage préféré : Robin, pour ses flèches et Russel Crowe
  • Scène préférée : La bataille de la plage, pour la puissance qu’elle dégage

Peut-être ne le savez-vous pas encore, le majestueux duo Ridley Scott/Russell Crowe remet le couvert avec Robin des Bois qui sortira le 12 Mai (ça approche !). Après une bande-annonce plus alléchante, on nous a livré dernièrement un extrait qui m’impatiente davantage. Ayant revu Gladiator récemment, un triomphe de ce duo que j’admire, je compte les jours de la sortie de leur nouveau film ! Pour voir l’extrait, cliquez ici.

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